Le jardin de Pamplemousses est l’un des plus beau jardin botanique et aussi le plus ancien de l’hémisphère sud. Il continue d’émerveiller les visiteurs. Le parc rebaptisé jardin sir Seewoosagur Ramgoolam est chargé d’histoire. Créé il y a 300 ans durant la colonisation française par Pierre Poivre, il invite à la rêverie. Ces collections inestimables de plantes endémiques et exotiques tropicales réparties sur 33 hectares en font le site touristique le plus visité de l’île Maurice. Profitez de votre séjour à Maurice pour visite le Jardin de Pamplemousses

L’histoire du jardin de Pamplemousses à l’île Maurice

Ce poumon vert est l’héritage rare de l’œuvre de quelques voyageurs naturalistes venus d’Europe au 18 éme siècle. Tout a commencé en 1735 lorsque Mahé de la Bourdonnais, représentant de la compagnie des Indes qui a commencé à planter des légumes frais pour la colonie à cet endroit.

Puis, Pierre Poivre, un voyageur botaniste français, est nommé intendant de l’île de France (l’ancien nom donné à l’île Maurice) par Louis XV en 1767, le jardin acquiert toute sa dimension, éclairé par sa passion.

Le flibustier perd sa main au combat, emportée par un boulet de canon. Mais cela ne freine en rien son amour des plantes et sa détermination pour bâtir patiemment un jardin extraordinaire. 

make de la bourdonnais
Photo de Florence Guillemain

Au fil du temps, il amasse des végétaux et des graines provenant de ses voyages. Il les acclimate au fur et à mesure dans ce laboratoire naturel.

 Leur simple nom évoque le voyage comme par exemple: le laurier des Antilles, le litchi de Cochinchine, le camphrier de Chine, l’ arbre à pain des Philippines mais aussi le muscadier, le giroflier, le poivrier, le teck, l’ acajou,  la canne à sucre, le manguier, le mangoustan et le dattier. 

En 1776, Poivre abandonne son paradis végétal avec regret et rentre dans sa ville natale de Lyon. Son successeur et ami agronome, Jean-Nicolas Céré, prend sa relève en 1775 et y consacre sa vie et sa fortune.

jardin de pamplemousses
Photo de Florence Guillemain

Céré enrichit le jardin de fleurs et d’arbres et joue également les apprentis architectes en dessinant des allées, des écrans pour protéger les arbres des cyclones et des plans d’eau comme le célèbre bassin de nénuphars qui, à l’origine, n’était qu’un vivier. Il encourage aussi fortement la production de Jacquiers qui servirent et servent toujours à fabriquer les pirogues des pêcheurs de l’île.

A sa mort, le jardin tombe à l’abandon tandis que l’île passe aux mains des britanniques. James Duncan, un horticulteur anglais, arrive à la rescousse en 1749 et redonne son charme d’antan au jardin.

palmier Ile Maurice
Photo de Florence Guillemain

Cet amoureux du monde végétal ajoute aux riches collections déjà existantes, de nouvelles espèces telles que les araucarias, les fougères, les bougainvilliers, les orchidées et les palmiers, au Jardin de Pamplemousses. Au total, on dénombre pas moins de 600 espèces d’arbres dont 80 sortes de palmiers. Le célèbre Talipot fait partie des rares palmiers géants qui fascinent les visiteurs. Il fleurit tous les 60 ans et meurt (voir photo).

Depuis 1988, le Jardin de Pamplemousses porte officiellement le nom de « jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam » en hommage au père de l’indépendance et premier ministre mauricien.

talipot Ile Maurice
Photo de Florence Guillemain

Promenade bucolique dans le jardin de Pamplemousses à l’île Maurice

Une des entrées du jardin de Pamplemousses se fait par de la route royal où, l’imposante grille blanche en fer forgée de style victorien expose fièrement les armoiries de la couronne d’Angleterre. Une deuxième entrée moins romantique avec un immense parking est située à l’extrémité de cette rue.

Derrière la grille blanche, une allée de palmiers royaux ouvre la voie vers le règne végétal, tandis ce qu’à gauche un baobab africain attire le regard avec son impressionnant son tour de taille. On poursuit le nez en l’air pour mieux apprécier la beauté des arbres centenaires. Un arrêt devant  les bambous dorés s’impose pour vérifier de plus près si ses rayures vertes, tellement parfaites, n’ont pas été dessinées au crayon. 

bambou géant Ile Maurice
Photo de Florence Guillemain

Plus loin, un Banyan aux racines enchevêtrées et interminables lâche ses lianes sur lesquelles on a envie de s’agripper  pour jouer à « Tarzan ». Au milieu du jardin, la colonne Lienard, obélisque en marbre blanc, érigée en hommage à tous ceux qui ont contribué à la prospérité de l’île en faveur de la flore et de la faune, se dresse fièrement.

Les noms gravés en noir d’un côté, laisse place à une citation de Bernardin de St Pierre de l’autre : « Le don d’une plante utile me paraît plus précieux que la découverte d’une mine d’or et un monument plus durable qu’une pyramide. »

Puis, on découvre le magnifique plan d’eau qui abrite les stars du jardin, les nénuphars géants, d’un vert presque fluorescent, cerclé de rose. Leur diamètre impressionnant permet de supporter le poids de certains oiseaux comme la Gasse ou la poule d’eau. On a envie comme ces oiseaux de sauter dessus et de s’y installer. Leurs magnifiques fleurs blanches ou roses flottent à la surface de l’eau.

Le spectacle est fascinant. Sur le côté, selon la saison, la rose de porcelaine exhibe ses formes rondes dans un rose pastel.

nénuphars ile maurice
Photo de Florence Guillemain

Tout prés, la statue de Pierre Poivre veille d’un œil bienveillant sur le célèbre bassin. 

On bifurque à droite pour admirer le point d’eau qui regorge de lotus aux sublimes fleurs jaunes et blanches. Les gouttes d’eau glissent sur leurs feuilles imperméables comme sur un toboggan. Le chant des oiseaux résonne dans tout le parc.

Des amoureux main dans la main prennent le temps de flâner dans les allées ombragées. Certains s’installent sous les petits kiosques au toit de chaume pour plus d’intimité où traverse ensemble le pont des Soupirs où murmure la rivière Citron qui traverse. 

fleur nénuphar ile maurice
Photo de Florence Guillemain

On atteint la villa Mon plaisir baptisé aujourd’hui « château ». De nos jours, ce monument historique accueille les cérémonies officielles des chefs d’état et autres célébrités. Il est de coutume, lors de visite protocolaire à Maurice, que des personnalités étrangères plantent un arbre face au château comme l’ont fait Indira Ghandi, la princesse Margaret, François Mitterrand et Thabo Mbeki.

Cette maison a remplacé l’habitation de Pierre Poivre qui n’a pas résisté au temps. Juste derrière, un moulin à sucre, qui a été reconstitué, était autrefois actionné par deux bœufs pour broyer la canne. 

Le seul fait historique en 1985 reste la crémation du 1er ministre de l’île Maurice, Sir Seewoosagur Ramgoolam, le père de la nation. Un mausolée commémoratif a été construit face à la villa.

On poursuit plus bas vers le grand bassin qui abrite plusieurs ilots à la végétation touffus avec des palmiers, des papyrus et des arbres du voyageur. Des anguilles et des tilapias y ont élu domicile. Plus loin, des arbres de Bouddha centenaires aux racines en contrefort s’imposent majestueusement à côtés des Vacoas aux racines qui semblent assemblés comme des fagots.

On comprend pourquoi  Charles Baudelaire venait s’y  réfugié et a inspiré certaines de ses plus beaux poèmes, les « Fleurs du mal ». Cette cathédrale de verdure est une oeuvre exceptionnelle créée et léguée par nos ancêtres.

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